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Les événements en Egypte...au Caire
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Yalabinette
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MessagePosté le: Sam 3 Déc - 23:34 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Très jolie photo Tamara ! mais ne pleure pas, les salafistes n'auront pas le pouvoir et ce sont eux qui sont dangereux comme chacun sait.Les frères musulmans sont quand même plus modérés et n'auront pas intérêt à pondre des lois débiles. Les égyptiens savent comment exprimer leur mécontentement désormais, ils n'ont plus peur. Et puis, les élections ne sont pas encore terminées. Une partie seulement de la population a voté, même si c'est trop d'illusions, il reste un espoir d'un pourcentage moins important au moins pour les islamistes radicaux. C'est un peu comme en France avec l'extrême droite.
Pour la danse ???? comme le disait Soraia dans le reportage, tant qu'il y aura des touristes, il y aura des danseuses (et le futur gouvernement serait fou de toucher à sa poule aux oeufs d'or)! Désormais, les danseuses égyptiennes "s'exportent" partout dans le monde, la danse ne mourra pas ! et puis, il y aura toujours des saoudiens pour occuper les cabarets....Peut-être, comme le dit Diana dans son blog, l'égypte n'est pas prête pour la démocratie mais, il faut du temps pour s'y préparer. je ne suis pas sure que le peuple égyptien acceptera une dictature religieuse même si ils ont voté pour la confrérie. Enfin, je l'espère de tout mon coeur et l'avenir nous le dira !
 


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MessagePosté le: Sam 3 Déc - 23:34 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Yalabinette
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MessagePosté le: Sam 3 Déc - 23:36 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Un autre article pertinent de SN


On continue !
3 décembre 2011



C’est ainsi que l’on peut traduire ce pochoir des Jeunes du 6 avril qui se répand sur les murs de la ville “mustamirrûn“, (ils continuent).
Ce lendemain d’élections peut apparaître désolant : il n’est pourtant que la traduction d’une réalité égyptienne connue depuis longtemps. Les partis islamistes qui raflent la mise ne sont pas nés d’hier et ont à leur acquis, des années d’action sociale et de lutte contre l’oppression. Les égyptiens qui leur ont donné leur voix, certes souvent sous la pression et sans être très informés, ont cependant pu croire qu’ils votaient pour les idéaux de la révolution, tout en étant en accord avec leurs convictions religieuses. Ces partis sont, en outre, loin d’être unis : les Frères et les salafistes se détestent, et on peut imaginer qu’au pied de l’exercice du pouvoir (ce qui n’est pas pour tout de suite) cela ne va pas s’arranger.
Pour autant la messe n’est pas dite, si j’ose dire.
Le mouvement qui est né avec la révolution de janvier est profond, populaire, exigeant. Il faudrait maintenant une répression phénoménale pour faire taire les égyptiens. Or ce qui se passe dans la rue, dans les entreprises, dans les organisations syndicales laisse penser que la résistance va continuer de se structurer. L’enthousiasme des jeunes, comme ceux du parti socialiste ci-contre, ne faiblit pas. Vendredi matin ils étaient là pour discuter avec les gens de la place, vendre leurs journaux, défendre leurs propositions, expliquer leur position dans l’imbroglio des partis politiques égyptiens d’aujourd’hui.
Il faut reconnaître que peu de monde s’y retrouve et c’est le paradoxe de l’explosion de l’offre politique ici. La carte ci-dessous, présentant les différentes alliances qui briguent les suffrages égyptiens, soulève bien des questions :

Elle montre de façon simplifiée les partis et leurs alliances : le bloc “égyptien” qui va des libéraux chrétiens aux (ex) communistes du Tagammu‘, le bloc pour la poursuite de la révolution qui rassemble beaucoup de jeunes organisations, celui de la démocratie où se trouvent les Frères, et celui des islamistes qui contient trois partis salafistes. Une version plus élaborée (en anglais) réalisée par un chercheur a circulé sur les réseaux et dans la presse : la voici. Elle a sans doute inspiré la carte interactive du Monde. Chacune de ces versions est discutable dans sa présentation bien sûr, mais toutes ont en commun de montrer la complexité de ces alliances, à laquelle il faut ajouter celle du scrutin.
Chaque électeur avait deux bulletins (quand tout le matériel était dans le bureau de vote, ce qui n’a pas toujours été le cas) : l’un pour le scrutin de liste à la proportionnelle, concernant les partis, l’autre pour deux noms (scrutin nominal à deux tours) à choisir parmi deux catégories (“ouvriers et paysans”, et “autres catégories”), sans qu’il soit bien clair si l’électeur pouvait indifféremment puiser dans chacune des catégories un ou deux noms. Un talkshow à la télévision a même montré que les juges, censés être présents dans chaque bureau (en fait, cela n’a pas été possible partout), ne répondaient pas tous de la même façon à cette question. Et je passe sur les questions d’identification des électrices portant le Niqab, certaines détenant plusieurs cartes d’identité afin de voter pour leur famille, sur l’absence d’isoloir, sur les pressions exercées dans la queue des bureaux de vote, etc…etc…
Malgré tout, les égyptiens sont, dans leur immense majorité, fiers d’avoir voté et à ce titre, ceux des jeunes (très minoritaires) qui appelaient à boycotter ces élections ont été désavoués. Une chose est d’analyser avec lucidité le rôle actuel de l’armée, une autre chose est d’en déduire que l’expression démocratique est inutile. Et les égyptiens ne sont pas près d’abandonner ce droit conquis au prix de tant de vies. L’avenir immédiat du pays n’est pas très clair, mais c’est bien “la démocratie la solution”, comme le répète Alaa al-Asswani, en conclusion de son papier hebdomadaire dans le Masry al-Youm.
C’est lui (de dos sur la photo), qui remontait vendredi la rue Qasr el Einy, et se faisait interpeller par de nombreux passants : Docteur Alaa, pense aux martyrs ! Docteur Alaa, qu’est-ce qu’on peut faire ? Il n’en finissait pas de répondre aux interrogations, pendant que quelques milliers de personnes se dirigeaient vers l’assemblée nationale ou le conseil des ministres en criant “A bas le maréchal”, ou “Liberté, liberté” !
Les Cassandres qui seraient tentés de dire aujourd’hui : “on vous l’avait bien dit que ça finirait par la charia”, devraient y réfléchir à deux fois. La Tunisie d’aujourd’hui avec al-Nahda au pouvoir mais des milliers de femmes dans la rue pour réclamer leurs droits, des syndicats organisés dans les entreprises pour se faire entendre, n’a absolument rien à voir avec l’Iran ou l’Arabie Saoudite. La question aujourd’hui n’est pas tant la couleur du pouvoir politique en place que l’existence de réels contre-pouvoirs dans le pays. L’Egypte, avec quarante millions de jeunes de moins de 24 ans, a de l’énergie à revendre. Il faut lui laisser le temps d’apprendre à s’organiser, à prendre son avenir en main.
De plus, ce n’est ni le gouvernement de Ganzouri, qui
a perdu toute légitimité en s’associant bon nombre des responsables de l’ancien régime, ni l’assemblée civile qui va sortir définitivement des urnes fin janvier qui gouvernent ici, c’est l’armée. Comment cette dernière va-t-elle passer le pouvoir et quand ? Va-t-elle tomber aussi simplement dans “les poubelles de l’histoire” que le laisse entendre ce tag sur les murs du Mogamma ?
C’est sans doute la question la plus décisive.


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SamarRaqs



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MessagePosté le: Dim 4 Déc - 01:24 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

merci d'etre là pour nous rassurer et nous eclaircir la situation. 
Tamara à faillit craquer  Crying or Very sad  et j'ai commencé à me poser des questions quant elle a parlé de la Tunise et du Maroc , je me disai mais ce n'est pas possible tout ça !
remarque tu as raison ! tu l'as bien dit "la poule aux oeufs d'or" 
heureusement  Wink


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Yalabinette
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MessagePosté le: Dim 4 Déc - 13:03 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Les médias, les gouvernants sont responsables, à mon avis, de cette islamophobie grimpante en Occident. Même des expatriés si j'en crois ce que je lis sur Facebook.
Le dernier paragraphe de l'article ci dessus est juste. Il faut se méfier de l'armée qui ne lâchera pas ses innombrables privilèges comme ça. J'ai aussi mon scénario : elle laissera élire un civil à la tête du pays et pourquoi pas un petit coup d'état quelques temps après pour reprendre les rênes. Wait and see ! allez, comme le disait Dina dans une interview (que je vais tâcher de vous sous titrer): "si les frères sont au pouvoir, et bien, j'irai danser pour eux..."


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tamara



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MessagePosté le: Dim 4 Déc - 15:51 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

merci pour ces post les filles

J'avoue que je commence effectivement à avoir un peu peur

Mais bon peut être qu'on ira vers un modèle turque.J'ai toujours de bon retour de la part des touristes qui visite ce pays bien que gouverné par des islamistes.

Allez je vais essayé d'être optimiste.


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Yalabinette
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MessagePosté le: Dim 4 Déc - 18:30 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Encore un petit article écrit par un français qui vit en Egypte depuis longtemps. Il explique comment la confrérie a tissé sa toile. C'est très logique !

Démocratie... Religieuse ou laïque ?
 

La victoire des listes islamistes en Egypte au premier tour des législatives est donc confirmée. Les frères musulmans ont remporté 36,62% (3,5 millions de voix), le parti salafiste Al-Nour 24,36% (2,3 millions) et le Wassat (islamistes modérés) 4,27%, (environ 416.000 voix). Le premier tour se termine par un laminage des forces libérales et laïques pour le premier tiers des gouvernorats égyptiens, dont les deux principales villes, la capitale Le Caire et Alexandrie.
 
Je vais jouer les grands analystes politologues façon France 24, c’est à dire bruyants mais creux. Non, il vaut mieux que je reste aussi sot que d’habitude, c’est plus drôle pour vous et pour moi... Je vous la fais courte, enfin j’essaie...
 
Comment en sommes-nous arrivés là ?
Depuis 1928 les frères musulmans prônent un état où la religion régit les rapports des citoyens entre eux ainsi que ceux entre ceux-ci et leur état. C’est leur choix et je ne le discute pas ni n’en détermine s’il est démocratique ou pas, là n’est pas la question. Ce parti a un fondement religieux et c’est tout. Ils furent interdits longtemps et travaillèrent sans cesse sous le manteau et ceci sans relâche. Durant la période Moubarak, bien qu’interdit, le parti des frères était toléré, et, seules quelques arrestations en masse une ou deux fois dans l’année contenaient le développement de leur obédience. Ils étaient tolérés mais maîtrisés. Depuis les évènements de ce début d’année et le départ du raïs, ils peuvent plus ou moins laisser libre court à leurs mouvements comme à leurs interventions face à une armée parfois complice parfois dépassée.
Mais une chose est sure, ils n’ont jamais cessé de s’intéresser aux Egyptiens, ils ont redoublé d’ardeur avec la pseudo tolérance moubarakienne et ont étendu leurs champs d’activité à la fois dans l’espace égyptien mais aussi autour en harmonisant leurs relations avec le Hamas et d’autres mouvements islamiques non salafistes. Ils ont créé des hôpitaux, des écoles, aidé de pauvres gens, fait de la micro finance, tout cela dans les endroits négligés par le pouvoir en place qui était bien content que d’autres que lui financent le silence des régions défavorisées du pays. On peut leur reprocher beaucoup de choses mais certes pas de s’être intéressés à leurs ouailles qui sont devenus aujourd’hui leurs électeurs.
 
Alors, que les laïques et les chrétiens soient effrayés par ces masses d’élus qui vont noyer les leurs me semble normal. Qu’ils aient peur est non seulement normal mais aussi mérité. Pendant que beaucoup d’entre eux s’occupaient à développer leurs affaires et leurs intérêts par des compromissions avec les gouvernements passés, leurs ennemis jurés, les frères musulmans, passaient leur temps à agrandir le nombre de leurs adeptes et de leurs alliés. Maintenant, tous ces braves laïques et démocrates de la dernière heure, qui n’ont jamais pris le risque de s’opposer au pouvoir en place comme le firent les frères musulmans, peuvent regretter d’avoir laissé sur le bord du chemin tous les laissés pour compte pris en charge par leurs opposants musulmans, mais c’est trop tard. On ne peut pas être démocrate à temps partiel, on doit être présent et lutter pour faire valoir nos arguments sans cesse et sans crainte de se faire embastiller. Combien d’années de prison les frères musulmans ont-ils écopé au total, on peut les compter par siècles, pour les nouveaux démocrates les additions seront vite faites... En revanche ils sont plus fortunés...
 
Je ne suis pas un fan des frères musulmans, mais notre aveuglement nous rend injuste. Comment voulez-vous que ce peuple délaissé par tous ne se retrouve pas dans les bras de ceux qui étaient là aux pires moments de leurs vies. Je trouve au contraire que leur loyauté les honore, ils remercient comme il se doit ceux qui leur ont tendu une main fraternelle dans le passé. Ne nous étonnons donc pas du succès des islamistes, ils portent en leur sein la morale qui manque à tous les gouvernements passés, présents et à venir et partout sur notre terre, ils portent l’espoir d’une justice que notre démocratie, même en France, n’a pas été capable de faire régner en permanence. Justice à deux vitesses, médecine à deux vitesses, j’en oublie certainement, sont les exemples des manquements que la religion parait garantir en théorie. Reste maintenant à voir la mise en pratique mais les êtres sont des êtres et j’ai bien peur que le pire soit à venir, mais en attendant, ne faisons pas les étonnés, les chrétiens d’Egypte ainsi que les démocrates n’ont malheureusement que le résultat de ce qu’ils avaient semé... Rien.
 
Que va-t-il se passer maintenant ?
Beaucoup de beaux parleurs vont vous dire que l’Islam va tout réglementer au plus près de la charia, en privant les femmes, tous les islamistes modérés, les démocrates, et ceux qui s’opposent à eux de façon générale, de la liberté dont ils rêvaient.
Pour ma part, je pense plus simplement que les frères musulmans vont d’abord, pour ce second tour qui commence demain, s’opposer aux salafistes qui leur taillent des croupières ou en tout cas les ennuient dans beaucoup de villes et villages. Cette lutte fratricide laissera des traces qui devraient, je le souhaite, permettre aux frères, grands gagnants de ces élections, de réunir autour d’eux des partis moins radicaux que les salafistes mais aussi, pour avoir la majorité dont ils auront besoin, de libéraux qui mettront un peu d’eau dans leur eau puisque le vin leur sera interdit... Cela ne garantira pas l’avenir à long terme car nous avons vu par le passé que toutes les théocraties ont toujours été plus rigoureuses en prenant de l’âge.  Mais cela peut peut-être donner suffisamment de temps aux libéraux et aux démocrates de se créer des réseaux et d’augmenter leur présence et leur soutien loin des salons où ils ont l’habitude de palabrer.
Seule leur pénétration des provinces avec un développement de l’instruction (qu’ils devraient prendre en charge s’ils étaient intelligents) les autorisera à devenir autre chose que des grains de sable dans le désert. Sans cela, l’Egypte restera une terre musulmane où règnera une théocratie sans partage. Les deux années prochaines seront des années difficiles et de combat pour tous les démocrates égyptiens, sans ces luttes à venir, mieux vaut accepter son destin tel qu’il se dessine ou fuir le pays.
 
Qu’adviendra-t-il de la démocratie laïque ?
Passé ce délai de deux années, sans retour à une démocratie laïque à son terme, la théocratie dont je parlais ci-dessus s’installera et aura tout le temps pour elle. Les politiciens ont des limites temporelles claires, Dieu n’en a pas et ses représentants, plus ou moins honnêtes, non plus.
 
Haroun.


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IloveCairo



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MessagePosté le: Lun 5 Déc - 11:30 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant



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Yalabinette
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MessagePosté le: Sam 10 Déc - 23:50 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

la suite....

Deux nouvelles
10 décembre 2011





Eh oui, la bonne, et la mauvaise !
Je me dépêche d’annoncer la bonne, qui a été noyée dans un fatras d’informations mondiales, plus désolantes les unes que les autres. Elle mérite pourtant qu’on s’y attarde quelque peu. Le deuxième tour des élections législatives qui vient de s’achever, certes pour seulement le tiers des gouvernorats d’Egypte, a été marqué par un échec cuisant pour les salafistes, au Caire notamment. Certes, les bureaux de vote situés dans les pays du Golfe ont atténué l’effet… Certes, c’est souvent au profit des Frères musulmans que le report s’est produit (80 sièges obtenus sur les 168 en jeu au total). Mais ne boudons pas notre plaisir.
L’entre deux tours a été marqué par des déclarations tonitruantes et il faut bien l’avouer effrayantes des salafistes, notamment de proches et de candidats du parti “el-Nour” (le si-bien-nommé parti de “la lumière”) : dénigrement de l’oeuvre de Naguib Marfouz, qui inciterait à la débauche et la prostitution, mise en cause de la mixité dans les lieux publics, demande d’interdiction de la vente d’alcool, de libéralisation du port du voile, mise en cause de la notion même de démocratie, j’en passe et des meilleures. A tel point “décomplexées”,- comme dirait Nicolas-, ces déclarations, que les responsables de ce lumineux parti ont enjoint à se taire de toute urgence ces porte-paroles un peu trop spontanés.
C’est un peu comme si en France, Marine Le Pen, gonflée
par ses 20%, annonçait entre les deux tours qu’elle allait interdire l’avortement, rétablir la peine de mort, reconduire à la frontière tous ceux qui n’ont pas 4 grands parents franco-français et supprimer l’enseignement de la Shoah des manuels d’Histoire. L’effet a été immédiat, et il montre que le peuple égyptien a quelques ressorts que l’analyse globalisante (et donc, fausse) d’un raz de marée “islamiste” ne permet pas de mesurer.
Les conséquences des déclarations, notamment celles de Hazem Abu Ismaïl, prêcheur salafiste (“indépendant”) devant l’Eternel, et de Abdel Monem Al-Chahhat, candidat officiel, ont obligé les Frères à se démarquer de ce qu’il faut bien appeler de l’obscurantisme (pour rester poli) ; d’autant que les deux partis se retrouvaient en opposition dans plusieurs circonscriptions. Dans de nombreux endroits, des alliances avec des libéraux, voire même avec des coptes, ont permis aux Frères de remporter la mise.
La démocratie, la vraie, c’est à dire d’abord le débat d’idées, faisait peu à peu son effet.
Et patatras, la mauvaise nouvelle la voilà : Le Scaf annonce une modification de la règle du jeu en cours de jeu. Le conseil consultatif chargé de rédiger la prochaine constitution, qui devait émaner de la nouvelle assemblée, sera finalement constitué de personnalités choisies par le Scaf himself. L’idée en soi, de faire un conseil représentatif de la diversité de la société n’est pas mauvaise. L’annoncer maintenant, une fois les résultats sortis des urnes, s’apparente à un coup de force qui n’est pas sans faire penser au scénario algérien.
Bien évidemment, les partis islamistes
reconstruisent ipso facto une unité de fer, pour s’opposer à ce déni de démocratie. Bien évidemment, la décision du Scaf apparaît comme largement téléphonée depuis outre-atlantique. A ce titre, elle est capable de mettre tous les égyptiens dans la rue pour soutenir d’une seule main… les composantes islamistes mises à l’écart, au nom de la démocratie bafouée. On avance, on avance.
Bravo le Scaf. Merci Obama. C’est rigolo de s’amuser comme ça avec le sort des peuples.
On avait déjà reçu les gaz de combats dans les poumons. Cinq dockers du port de Suez ont été arrêtés il y a deux semaines pour avoir bloqué une cargaison supplémentaire en provenance des US.
Une autre odeur va commencer à se répandre, sauf si, malgré son enfoncement dans une crise économique sévère, le peuple égyptien arrive à désamorcer ces nouvelles cartouches. Faudra qu’il soit vraiment balaise.
Les photos de graffitis qui illustrent ce papier ont été prises ces derniers jours, sur la place Tahrir, au pied du Mogamma, le hideux bâtiment administratif qui ferme son côté Sud. La place est depuis la fin des événements de novembre fermée à la circulation, alors qu’elle ne rassemble qu’une poignée de gens divers et variés … Un pourrissement organisé ?
-
Post-scriptum
Abou el-Kacem Chebbi, éternel jeune poète tunisien mort en 1934, a écrit une adresse Aux tyrans du monde. Un extrait est en incipit du passionnant ouvrage “Dictateurs en sursis”, livre d’entretien de Vincent Geisser avec Moncef Marzouki (le probable futur président tunisien), réédité depuis peu aux éditions de l’Atelier (idée cadeau pour les fêtes).
Doucement ! Que ne te trompent pas le printemps
La clarté de l’air et la lumière du jour
Dans l’horizon vaste, il y a l’horreur de la nuit
Le grondement du tonnerre et les rafales du vent
Attention ! Sous la cendre, il y a des flammes


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IloveCairo



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MessagePosté le: Dim 11 Déc - 11:09 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant



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Yalabinette
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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 13:40 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

C'était hier, le 17 décembre. Est ce que les médias informent que la police et l'armée se comportent comme des animaux enragés ou bien ne parle -t-on que des frères musulmans ?
 


 
 


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Yalabinette
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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 15:22 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Coup de force
17 décembre 2011 (SN)




Samedi : 13h. Atmosphère insurrectionnelle au
centre ville. La place Tahrir est entièrement encerclée de cordons de la police militaire, et de la sécurité centrale. Au loin, depuis la rue Talaat Harb, on voit rutiler les casques militaires et en toile de fond, une épaisse fumée noire provenant des tentes qui étaient plantées sur le rond point (essentiellement les familles des blessés de la révolution). Les militaires les ont incendiées et ont roué de coups leurs habitants.
En retrait, sur la place Talaat Harb, des jeunes sont amassés et discutent des événements de la nuit tout en surveillant les événements de Tahrir au loin. Les rues sont pleines, malgré la violence toute proche, de gens qui commentent les derniers déroulements. Je croise deux femmes voilées, la cinquantaine, plutôt classe moyenne. Elles sont en pleurs. Elles viennent d’assister par hasard à un échange de coups de feu : des jeunes sont tombées à côté d’elles. Elle n’en reviennent pas “l’armée tue le peuple !”.
Un jeune passe à côté de moi et me dit “Il faut
que tu regardes sur internet : ils battent à mort les gens”. Effectivement, les images ne manquent pas, comme ce film qui vient d’être mis en ligne et ces témoignages (en arabe). Le vieux serveur de mon café préféré, plutôt réservé d’habitude, m’apporte le café en me glissant avec un clin d’œil “l’armée au service du peuple !”.
Plus près du cordon de militaires, des badauds et des indics commentent les évènements sur un autre ton. “On avait la démocratie et les élections ne sont pas finies que ça recommence !”, dit l’un d’eux. Immédiatement les jeunes autour protestent : ce ne sont pas les manifestants qui ont commencé, l’armée frappe et tue sans raison. Y compris, dit l’un d’eux, on pouvait déloger les “campeurs” sans en arriver à une telle violence. Deux jeunes filles voilées prennent la parole vivement pour défendre les manifestants et condamner le rôle de l’armée. “6 avril !”, leur balance le vieux, sur le ton de l’insulte.
Hier soir, vers 22h, l’atmosphère était déjà
survoltée, sur place et dans la rue Qasr el-Einy qui part vers l’Assemblée Nationale. Il était difficile d’y comprendre quelque chose étant donné la diversité des témoignages. Mais les récits détaillés dans la presse de la nuit et du matin précisent les choses. En bref, dès vendredi matin vers 4h, l’armée a attaqué le sit-in des jeunes qui réclament le départ de l’armée devant le Conseil des Ministres. Jets d’eau sur leurs tentes improvisées puis coups de bâton. Les jeunes ont répliqué avec des jets de pierre. Sont arrivés ensuite des voyous que de nombreux témoins ont vu sur les terrasses du bâtiment, qui on jeté des armoires métalliques et des morceaux de carrelage sur les manifestants. La complicité de ces voyous et de l’armée ne fait aucun doute pour les journalistes du Masry al-Youm par exemple qui étaient présents (version arabe beaucoup plus complète). Les forces de l’ordre ont ensuite ouvert le feu sur les manifestants qui sont venus en renfort et remplissaient l’avenue Qasr el-Einy hier soir. Bilan : 8 morts et 300 blessés.
Les organisations des jeunes de la révolution étaient déjà sur le qui-vive depuis l’affaire de mercredi dernier. Les militants qui campent depuis novembre avaient reçu un repas d’origine inconnue, apporté par une femme portant niqab. Deux ou trois heures plus tard, une quarantaine d’entre eux partaient vers l’hôpital, empoisonnés, et la ronde des ambulances se poursuivait encore vers 22h lorsque je suis rentrée du boulot.
Le nouveau premier ministre Ganzouri qui avait, lorsqu’il a prêté serment, affirmé que son gouvernement n’attaquerait pas les manifestants, affirme dans sa déclaration de presse aujourd’hui que justement, l’armée est intervenue pour “protéger la révolution” à laquelle il reste fidèle, et qu’il veut défendre contre la “contre-révolution”, ce qui est tout à fait crédible de la part de cet ancien ministre de Moubarak.
A l’heure actuelle l’Institut de Géographie d’Égypte, qui jouxte l’Assemblée Nationale, est en flammes. Je ne sais pas l’étendue des dommages mais sa bibliothèque renferme l’original de la “Description d’Egypte” faite sous Napoléon et de très vieux ouvrages…
De nombreux tweets font état de représailles envers les journalistes et de confiscations des caméras qui filment les événements depuis plusieurs jours. Des appartements qui donnent sur la place sont fouillés. La mosquée hôpital a aussi été attaquée par les forces de l’ordre.
Les partis politiques ont déclaré dans la presse du jour que les pratiques du gouvernement sont exactement les mêmes que celles du régime déchu. On ne peut pas dire à moins. Si l’armée a réussi un coup aujourd’hui, ce n’est sûrement pas un coup de pub, étant donné le nombre de gens de tous les milieux, qui condamnent ses actions ce soir. Mais c’est peut être un coup de force durable.


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sabaqueen



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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 17:18 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Sad Sad Sad Sad Sad  Difficile de regarder cette vidéo...

De ce que j'ai pu voir ils parlent de heurts entre manifestants et militaires ici.


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SamarRaqs



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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 17:38 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Crying or Very sad  

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SamarRaqs



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MessagePosté le: Mar 20 Déc - 22:52 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

je viens de montrer la video à mes proches  ça les a rendu malade cet acte de barbarisme  Sad

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Yalabinette
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MessagePosté le: Mer 21 Déc - 00:30 (2011)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Femmes d’Egypte : la ligne rouge !
20 décembre 2011 (SN)






Benât, masr, khat ahmar” : mot à mot “filles d’Egypte, la ligne rouge !”.
L’après midi avait commencé par
un rassemblement devant le syndicat des journalistes, là où cette nuit déjà, des manifestants appelaient à se soulever contre les violences de l’armée.
Pendant ce temps, sur la place Tahrir, partiellement ouverte au trafic, des groupes se rassemblaient pour discuter, échanger les récits des derniers événements.
Les jeunes, qui ont conscience que tout le monde ne lit pas Facebook et Twitter, ont fabriqué des affiches faisant le récit des derniers événements pour informer à la fois les passants et les automobilistes qui, patiemment, se frayent un passage.
Quelques responsables politiques, certains fraîchement élus, ont fait le déplacement. Faciles à reconnaître : la cinquantaine dépassée, quand la plupart de leurs interlocuteurs ont moins de 25 ans.
C’est une des contradictions du processus électoral en cours. Les jeunes ont fait la révolution, et les “vieux” se font élire sur la base des idéaux de celle-ci.
Et puis, vers 15h30, la place s’est remplie de groupes de femmes. Très vite, des hommes ont formé un cordon de protection autour d’elles, comme l’annonçait l’appel lancé sur Facebook cette nuit. Main dans la main, ceux-ci laissaient rentrer une à une toutes les femmes qui se glissaient à l’intérieur, et protégeaient de toute agression venant de l’extérieur. Durant toute l’après midi, ils ont encadré et accompagné cette manifestation grandiose, multicolore, multiconfessionnelle, multinationale.
La ligne rouge, c’est celle qu’ont franchie les militaires, en tabassant ces derniers jours des militants/tes, des passants/tes, des femmes de tous âges, sans la moindre stratégie de “communication” dirait-on aujourd’hui. En fait ils ont fait comme ils font depuis des années. Mais ils sont tellement sûrs de leur pouvoir éternel qu’il n’ont rien anticipé des conséquences de leurs actes. Tout juste ont-ils pensé – par réflexe identitaire-  à intimider des journalistes et à casser quelques caméras.
La ligne rouge c’est celle du tabassage de cette
femme au soutien-gorge bleu que le monde entier a vu (merci aux reporters de Reuters) se faire massacrer par plusieurs soldats qui lui sautent sur le corps à coups de rangers et la frappent de façon ahurissante tout en lui arrachant ses vêtements. Elle semble avoir survécu et plusieurs femmes m’ont assurée que, cet après midi elle est sur la place, en abaya… donc difficile à reconnaître. Un des slogans les plus repris tout au long de ce cortège qui n’a cessé de grossir (au fur et à mesure, je pense, où les femmes ont été rassurées par la présence du service d’ordre) était : “les images sont plus crédibles que les discours”, faisant allusion à la conférence
du Scaf qui, hier soir, a déclaré ne pas avoir abusé de violences envers les protestants. “Ils mentent” dit la Une du journal brandi par de nombreuses manifestantes (ci-dessus, al-fagr, L’Aube).
Les femmes du cortège sont de tous les milieux sociaux, de tous les âges, certaines portent le voile, d’autres pas. Quelques unes sont venues avec les enfants dans les bras. D’autres ont le bras en écharpe, comme Aya que
j’avais déjà rencontrée dans d’autres manifestations. Elle me raconte qu’elle a été arrêtée vendredi soir, devant le Conseil des Ministres. Elle a été amenée à l’intérieur, dans les salles de torture dont un journaliste du Point a fait une description si saisissante il y a deux jours. Mais elle a eu moins de chance que Samuel Forey : passée à tabac (un bras cassé, une jambe très abîmée), elle a aussi subi la torture à l’électricité qui donne ce spectaculaire maquillage dont j’ai parlé dans un  post de février (voir ici). Les cernes violacés, claudiquant tout au long du défilé, et grimaçant chaque fois qu’un passant lui frôle le bras, Aya a tenu à rester jusqu’au bout, débordante d’énergie et relançant les slogans à tue-tête.
Lorsque le cortège remonte la rue Talaat Harb, tout le monde sort aux balcons. La plupart des gens comme ces employés d’assurance, montrent des signes évidents de soutien et félicitent les femmes.
Enzil, enzil” (descends ! descends ! ) se mettent à crier les manifestantes. Un mot d’ordre que je n’avais plus entendu depuis le 25 janvier, et qui avait fait provoqué alors une augmentation exponentielle du nombre de manifestants. Le cortège
remplit à ce moment là la rue Talaat Harb, de la place du même nom jusqu’à la place Tahrir. Le soutien de la population autour est spectaculaire. Les cœurs se gonflent, après tant de jours et de nuits d’horreurs. C’est comme ça en Égypte depuis la révolution : des semaines d’horreurs, et, parfois, des minutes de bonheur.
Les femmes enchaînent “Dis : n’aies pas peur (au féminin, ma tkhrafîch), les militaires partiront”.
Un autre slogan surgit : “Hommes d’Egypte vous êtes où ? Ces filles ce sont vos filles (femmes)”. Surprise je me le fais répéter par ma voisine : le possessif me défrise un peu, pas elle. Ni les hommes qui nous servent de cordon de sécurité qui le reprennent à perdre haleine.
Sur la rue Ramsès, ils repoussent quelques individus apparemment énervés. L’incident s’apaise vite et le cortège se retrouve devant le syndicat des journalistes, où d’autres manifestants attendent.
La joie des organisatrices est évidente. Il n’était pas gagné de faire sortir tant de monde dans la rue après les violences des jours passés. Les égyptiens/nes n’ont plus peur, c’est un détail qui a échappé aux généraux. Les manifestantes/ts sont maintenant plusieurs milliers et décident de repartir vers la place Tahrir.
Je pense à cette décevante manifestation du 8 mars dernier (voir ici) et je me dis que, parfois, l’histoire fait de sympathiques pieds-de-nez. Il serait bien déroutant, pour toutes les fées Carabosse qui se penchent actuellement sur le berceau de la révolution égyptienne, que celle-ci trouve une deuxième jeunesse grâce aux femmes… Comment intégrer cette affaire dans les schémas d’analyse ?
Le reste en images, en attendant le téléversement (l’up-loading) de quelques films.



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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