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Les événements en Egypte...au Caire
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sabaqueen



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MessagePosté le: Ven 17 Fév - 22:56 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Effrayant...


Je me demande lequel me donne le plus envie de vomir : le jeune Toufik, la soit-disant sexologue ou le mari qui trouve qu'on en fait trop autour de ça ?


Et bravo à ces jeunes plein d'espoir et de courage. Dieu sait qu'il va leur en falloir.


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MessagePosté le: Ven 17 Fév - 22:56 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Nawel



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MessagePosté le: Sam 18 Fév - 11:28 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

J'avoue que je n'ai pas pu regarder en entier sinon je ne partirai pas en avril ...Et pendant tt le reportage je me disais mais comment font les danseuses dans ce contexte là?

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pioquette



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MessagePosté le: Sam 25 Fév - 12:46 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Ca fait peur, quelle horreur pour toutes ces femmes. J'ai été outré par la sexologue.
Quelle courage pour oser en parler et se battre, bravo à cette femme.


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Yalabinette
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MessagePosté le: Mer 4 Avr - 13:41 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Voici un article qui reflète vraiment la réalité. Chaque fois que je traverse la place, j'ai exactement le ressenti expliqué dans cet article.

Nulle part ailleurs 
Tahrir . Plus d’un an après le déclenchement de larévolution, cette place a perdu de son allure et surtout de son âme. Si certains insistent pour ne pas quitter les lieux, les nouveaux occupants sont différents. Visite guidée.
L’emblème défiguré 
Un nouveau vendredi à la place Tahrir, le même jour et au même endroit, mais avec un aspect différent. La place est la même, mais le changement qui s’est produit en Egypte depuis le début de la révolution de janvier jusqu’à ce jour a donné une autre allure aux vendredis. La ressemblance est minime. Des tentes dressées au milieu de la place, marchands de drapeaux, vendeurs ambulants, groupes de manifestants ici et là. De loin, tous les aspects peuvent paraître les mêmes, mais en s’approchant de plus en plus, beaucoup de détails ont changé. Il est 11h du matin, et c’est encore tôt pour la place. Pourtant, il y a ceux qui ont pris en charge l’organisation. Mesbah, qui se prend pour le chef des comités populaires, est en train de revoir avec ses camarades les préparatifs de la journée. De par l’allure et le comportement, ces jeunes ne ressemblent guère aux membres des comités qui existaient avant. Ainsi pensent Hassan et Karim, deux jeunes qui font partie de deux mouvements politiques différents. Ces jeunes qui ont occupé la place avec beaucoup d’autres protestataires, il n’y a pas si longtemps, préfèrent se tenir à distance de ces membres des comités populaires. Ceux-ci ayant interdit à un candidat aux élections présidentielles de présenter son programme et de parler aux gens. Waguih Kamel est un nom que personne ne connaît mais, lui, pense qu’il peut servir les Egyptiens et conduire le pays sur le bon chemin, alors il n’a trouvé que la place Tahrir pour prendre contact avec ses prochains électeurs. Tiré à quatre épingles, tenant une pancarte à la main, sur laquelle il a inscrit son curriculum vitæ, ce candidat a commencé par attirer l’attention de quelques personnes en parlant de lui-même et de ses futurs projets. Trois minutes se sont écoulées avant que les membres des comités populaires ne le somment de quitter le lieu, l’accusant de faire sa propre campagne électorale.
Mais qui sont ces personnes qui se donnent le droit d’imposer de telles règles ? Pourquoi interdire à une personne de parler aux autres ? Pourquoi ont-elles tout ce pouvoir et pourquoi n’ose-t-on pas les arrêter ? Des questions préoccupantes, que tout le monde se pose en catimini. Des jeunes, comme Karim et Hassan et bien d’autres, ne veulent pas quitter la place, craignant de laisser le champ libre à des individus dont ils ignorent les vraies intentions. « Quelques mois après le déclenchement de la révolution, la place a vécu plusieurs événements, à la fois positifs et négatifs, mais le dernier en date fut le premier anniversaire de la révolution. Cela s’est passé le 25 janvier 2012 », dit Karim. Ce jeune affirme qu’il était parmi la foule de protestataires, mais il tient à se rendre à la place Tahrir au moins chaque vendredi pour dire que la révolution n’est pas encore achevée. De son côté, Mesbah et son équipe affirment également qu’ils ont participé à cette révolution, et ce, depuis le premier jour et s’ils sont là, c’est pour protéger la place.
La protéger de quoi, personne ne sait, puisque tous les accès de la place sont grands ouverts. En effet, il est devenu de plus en plus fréquent de voir des jeunes avec une arme blanche à la main. En fait, ceux qui traversent la place ne peuvent s’empêcher de porter leur regard vers la partie centrale où sont dressées les tentes de ces intrus. On ne peut traverser la place sans marcher sur des détritus. Un triste constat, à comparer avec les gens qui ont occupé la place il n’y a pas si longtemps et qui prenaient soin de la nettoyer, pour éviter de l’amocher. « Le changement qui s’est opéré sur la place tant dans l’allure que dans le contenu est-il intentionnel ? », encore une autre question que se posent avec insistance les passants, mais certains affirment que ternir l’image de la place fait partie du plan d’avortement de la révolution.
Réputés par leur prise de position, leur lutte pour les causes justes, tant appréciés par tout le monde, les vrais révolutionnaires ont disparu. Et même si aujourd’hui, les tentes sont toujours à la même place, on a du mal à deviner les intentions de leurs occupants. on a dû s’y approcher malgré les restrictions. « La libération de l’homme est bien plus difficile que celle de la patrie », dit Khaled Al-Fayoumi, membre de l’un des comités, qui n’a pas quitté la place depuis le sit-in du 8 juillet 2011. Après que la police est intervenue avec force pour déloger tout le monde, il est revenu avec d’autres pour ne plus jamais la quitter. Sa tente est devenue une galerie d’exposition à l’intérieur de laquelle il a accroché des pages de journaux qui parlent des événements importants liés à la révolution, des photos des martyrs et des poèmes. Il profite pour expliquer et discuter avec chaque visiteur de la révolution et du complot contre la place qu’on ne doit jamais quitter, car, d’après lui, c’est ça l’objectif des ennemis de la révolution. « Je comprends que mes voisins dans les autres tentes sont des baltaguis (hommes de main). Ils sont plus nombreux que nous et possèdent des armes. Mais ils ne peuvent pas nous vaincre car on croit à ce qu’on fait, eux par contre sont des destructeurs », c’est la raison pour laquelle Khaled ne veut pas quitter la place.
Son voisin, dans la tente d’à côté, Mohamad Fahmi, arrive en tenant à la main la chemise d’un de ses amis pleine de trous. Ce sont les traces de cartouche à balle lancée la veille sur leur tente et grâce à Dieu personne n’a été blessé. « Ce sont des incidents qui arrivent plusieurs fois par semaine. Ils nous terrorisent. Ce sont soit nos voisins armés, soit des voitures banalisées qui passent le soir et nous attaquent », dit Fahmi, qui, lui aussi, s’est présenté aux élections présidentielles et a choisi Tahrir comme un endroit idéal pour commencer sa campagne électorale. La première chose qu’il fera lorsqu’il sera président de la République, c’est de suspendre les hommes de l’ancien régime à un poteau et les fouetter.
Quitter la place est une trahison

Les tentes dressées abritent des contestataires qui voient que quitter la place est une trahison pour la révolution. Mais d’autres sont occupées carrément par des baltaguis. Eux aussi ont dressé leurs tentes dans la partie centrale depuis le 8 juillet. « Après les affrontements violents entre les manifestants et la police ainsi que la disparition de cette dernière de la ville, les voyous ont envahi la place. Ils sont là pour jouer le rôle d’espions », expliquent Karim et ses copains, témoins de ces incidents. « On les utilise comme des marionnettes pour terroriser les visiteurs de la place ou provoquer le chaos si c’est nécessaire », dit Siham Ibrahim, responsable de l’organisation Toufoulaty qui s’occupe des enfants de la rue. Elle confirme que beaucoup de ceux qui occupent la place sont des enfants de la rue qu’on exploite. Elle a reconnu plusieurs visages et se demande la raison de leur présence sur la place. Ahmad Hussein, jeune manifestant, affirme que lui et beaucoup d’autres ont essayé de les chasser, mais la police ne les a pas aidés sous prétexte qu’elle ne veut pas s’approcher de la place pour éviter les problèmes.
Ahmad raconte que ces intrus sont allés jusqu’à organiser un mariage de l’un d’entre eux et ont transformé cette place qui a été arrosée par le sang des martyrs en une salle de fêtes pour les voyous. Ahmad pense que le hic dans cette célébration est la présence d’étrangers qui ont filmé la scène. « Ils vont sûrement utiliser cela comme document pour prouver que la place Tahrir est devenue un endroit où règne le chaos », dit-il.
En fait, l’histoire de la place ne peut s’achever sans mentionner les marchands ambulants qui font partie de ce décor inhabituel. Ils forment avec les voyous un duo avec leurs charrettes garées tous les deux et trois mètres, avec des chaises et des tables de part et d’autre pour improviser des mini-cafés en plein air. Mais ce qui frappe le plus, c’est que tous ces étalages sont ornés de drapeaux.
Au milieu de ce chaos, on remarque que le nombre de personnes qui font la prière du vendredi s’est réduit à quelques dizaines en comparaison avec le nombre extraordinaire qui couvrait la place il y a plusieurs mois. Ils prient derrière un imam que personne ne connaît. La même chose pour la scène sur laquelle on lançait les appels, elle est presque vide. On peut voir une petite poignée de jeunes de différents comités populaires l’escalader comme des robots pour lancer leurs appels. Des slogans qui réclament le départ du Conseil suprême, une autre fois, contre le président syrien ou encore un appel à la libération de Jérusalem, fusent de manière insipide et sans aucune âme. Quelques personnes s’arrêtent pour les écouter puis repartent tout de suite. Ces activités qui animent la scène principale de la place Tahrir paraissent maintenant comme insignifiantes à comparer avec tout ce qui s’est passé avant.
Au milieu de ces dizaines d’individus qui se pavanent comme des visiteurs et non pas comme des occupants de la place, Saïd Abdel-Fattah passe sur sa moto, tenant une pancarte à double face. D’un côté, on peut lire : « samak, labane, tamr hendi » (poissons, lait, tamarin) : un mélange bizarre, incongru qui n’a aucune cohérence. Ces trois mots résument la situation actuelle du pays. Sur l’autre face on peut lire : « La fuite des Américains impliqués dans une affaire de justice et sous le règne des Frères musulmans est une chose normale ». Saïd accuse les Frères musulmans de n’être pas au courant de ce que le Conseil suprême et le gouvernement sont en train de mijoter. Celui-ci qui, comme les autres, jure de n’avoir jamais quitté la place depuis 25 janvier 2011. Il affirme qu’il vient chaque vendredi à Tahrir, portant de nouveaux messages qu’il désire partager avec les visiteurs de la place.
Des pantins portant le nom de Moubarak suspendus aux lanternes sont encore à leurs places, mais à présent, ils portent le nom du général Tantawi, chef du Conseil suprême des forces armées. Les membres des comités dits populaires dominent actuellement la place. Ils tentent avec d’autres groupes d’imposer leurs lois. Chacun essaye d’avoir le dernier mot. Pourtant, il leur arrive de travailler ensemble. Mais les vrais révolutionnaires, les premiers à avoir déclenché cette belle révolution qui a fait parler d’elle partout dans le monde, et qui ont créé le mythe de Tahrir, ont disparu de la scène.
Les murs conservent l’âme

La seule chose qui a conservé l’âme de la révolution, ce sont les murs. Les graffitis expriment et évaluent les diverses étapes. « Les murs ne font pas peur à la police, n’intéressent ni les enfants de la rue, ni les voyous, c’est notre seul espace libre et il est à nous », dit Rami, jeune révolutionnaire qui se rend tous les vendredis avec des amis pour admirer les derniers dessins, les photographier pour s’en servir comme documentation. « C’est ce qui reste d’original sur la place. On vient capter le génie de l’instant de la révolution sur ces murs », poursuit Rami. Même les barricades qu’on a construites pour bloquer les rues et empêcher les gens d’accéder à Tahrir ont été recouvertes de dessins illustrant des rues goudronnées, des trottoirs bien entretenus. Ce qui frappe, c’est le nom qu’on a donné à l’une d’elles : Une rue sans mur.
Et s’il existe encore des personnes fidèles à la place malgré les changements et le danger, beaucoup d’autres ont peur d’y aller pour ne pas être déprimés ou attristés. « Je ne pensais pas avoir un jour peur de venir à la place Tahrir, là où on a osé briser notre silence et vaincre notre peur », dit Safeya, 33 ans, tout en se souvenant de la photo de la fille dénudée sur cette place et qui a fait le tour de la planète.
Loin de l’atmosphère insipide et floue qui règne actuellement à la place Tahrir, les escaliers du syndicat des Journalistes et ceux de la Cour suprême témoignent d’une grande ébullition. La scène des révolutionnaires criant haut et fort leurs slogans et revendiquant leurs droits qui ne diffèrent pas de ceux qui se répétaient à la place, il y a un an, donne de l’espoir. « Le départ de ces manifestants de la place Tahrir qui a été comparée à La Mecque, il n’y a pas si longtemps, peut donner la fausse impression que la révolution s’est achevée. Mais la réalité est que même si les endroits changent, les gens, les idées et les principes restent les mêmes », dit Rim Gamal, activiste, en affirmant qu’une autre vague de révolution est inévitable et sera plus forte que la première. C’est seulement à ce moment-là que la place sera restituée aux vrais révolutionnaires .
Hanaa Al-Mekkawi 

 


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pioquette



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MessagePosté le: Jeu 24 Mai - 11:23 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Est-ce que vous avez des nouvelles pour les élections?

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Yalabinette
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MessagePosté le: Dim 27 Mai - 18:38 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

25 mai 2012 le monde.fr
Militaire contre « Frère », le choc redouté du second tour de la présidentielle égyptienne
Ce sera donc le "Frère" contre le militaire. Le second tour de la présidentielle égyptienne se jouera entre Mohammed Morsi, le candidat du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la façade politique des Frères musulmans, et Ahmed Chafik, dernier premier ministre d'Hosni Moubarak et ancien général à la retraite. Prévu les 16 et 17 juin, ce deuxième tour s'annonce explosif : il va mettre aux prises les deux principales forces du pays de ces cinquante dernières années, les Frères musulmans et l'armée.
Les résultats officiels du premier tour ne sont pas attendus avant mardi. Mais voici, en nombre de voix et en pourcentage (sur une vingtaine de millions de suffrages exprimés puisque la participation a été de 50 %), l'ordre d'arrivée et le poids des principaux candidats. Attention, ces chiffres, compilés par nos soins de différentes sources n'ont rien de définitif :
- Mohammed Morsi : 5,5 millions de voix (27,5 %)
- Ahmed Chafik : 5,2 millions (26 %)
- Hamdin Sabahi : 4,7 millions (23,5 %)
- Abdel Moneim Aboul Foutouh : 3,9 millions (19,5 %)
- Amr Moussa : plus de 2 millions (plus de 10 %)
 
Le pire scénario
Pour beaucoup d'Egyptiens, le duel Morsi-Chafik est le pire possible : ils vont devoir choisir entre le partisan affiché d'un Etat islamique et le tenant sans complexe d'un retour à l'ordre ancien. Ahmed Khaïry, porte-parole du Parti des Egyptiens libres, résume cette confrontation à "un affrontement entre un islamo-fasciste et un militaro-fasciste".
La campagne, qui s'est jusqu'à présent déroulée sans incident, pourrait prendre un tour nettement plus conflictuel durant les trois semaines qui séparent du second tour. D'autant que le 2 juin est attendu le verdict dans le procès d'Hosni Moubarak, détenu dans un hôpital. Le parquet a requis la peine de mort, le jugeant personnellement responsable des tirs ayant provoqué la mort de près d'un millier de manifestants entre le 25 janvier et le 11 février 2011, jour de sa démission.


Handicaps surmontés
Ces résultats constituent une relative surprise au vu de la campagne et, surtout, des sondages. Chafik comme Morsi sont entrés dans la course quelques heures seulement avant la clôture des candidatures. Ils sont également entrés en campagne avec de gros handicaps : pour Ahmed Chafik, son image de "contre-révolutionnaire" et notamment sa nomination en pleine révolution par un raïs quasi déchu, deux jours seulement avant la fameuse bataille des chameaux ; du côté de Mohammed Morsi, son statut de remplaçant de Khaïrat Al-Chater, l'homme fort de la confrérie dont la candidature a été invalidée, ainsi que le piètre bilan des députés Frères musulmans depuis leur entrée au Parlement en janvier.


Une envie de positions tranchées
Chafik et Morsi ont tous deux largement contredit les sondages et les commentateurs, probablement parce qu'ils incarnent tous deux le mieux l'aspiration à l'ordre de la société égyptienne, un ordre religieux et social dans le cas des Frères et un ordre sécuritaire et économique dans celui du candidat de l'armée. La redoutable machine électorale des Frères musulmans a finalement eu raison du dissident Abdel Moneim Aboul Foutouh, qui tentait de concilier libéraux et islamistes, révolutionnaires et traditionalistes. Cette machine "frériste" a encore fait ses preuves vendredi en donnant avant même les autorités les résultats bureau de vote par bureau de vote. Quant à Ahmed Chafik, les électeurs l'ont préféré à Amr Moussa, probablement pour son passé militaire et sa réputation d'homme à poigne, tandis que le secrétaire général de la Ligue arabe et ex-ministre des affaires étrangères est resté trop flou, tentant de faire convaincre qu'il avait un pied dans la révolution et un pied dehors. Son effondrement est une surprise. Les électeurs égyptiens ont opté pour des discours clairs et tranchés.


La surprise Sabahi
C'est également le cas de l'autre grande surprise de ce premier tour : Hamdin Sabahi, qui arrive troisième et a même menacé un temps la deuxième place d'Ahmed Chafik. Issu de la gauche nassérienne, cet opposant historique inconnu du grand public il y a un an est arrivé en tête dans les grandes villes, qui ont été en pointe durant la révolution, au Caire et à Alexandrie. Il mène également dans les villes industrielles de Suez, à Port-Saïd, à Mehalla Al-Kobra, Damanhour. En revanche, sa faiblesse en Haute et Moyenne-Egypte constitue un handicap trop important. Reste à savoir si le ressort du vote Sabahi est plutôt social ou nationaliste. La question est importante en vue du second tour.


Reports et désistements
Ceux qui ne veulent à aucun prix de l'Etat islamique promis par les Frères musulmans se rallieront-ils à un homme qui brocardait les manifestants de la place Tahrir en pleine révolution en proposant de leur "distribuer des bonbons" ?
D'ores et déjà, les Frères musulmans ont cherché à gagner le vote des pro-révolution, qui s'est porté essentiellement sur le nassérien Sabahi mais aussi sur l'islamiste indépendant Aboul Foutouh, arrivé quatrième. Ce dernier a annoncé vendredi soir qu'il allait "commencer immédiatement un dialogue et des réunions avec toutes les forces nationales afin de rassembler nos efforts et nos votes et nous opposer au régime corrompu", une allusion transparente à Ahmed Chafik. La position de Sabahi, que son passé nassérien rend moins critique envers l'armée, risque d'être plus difficile.
Les trois semaines d'attente jusqu'au second tour s'annoncent passionnantes et mouvementée


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Yalabinette
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MessagePosté le: Dim 27 Mai - 18:49 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Nous passons des heures à discuter de ces élections, à retourner la situation dans tous les sens, à essayer de comprendre, à tenter de faire un pronostic mais c'est vraiment difficile tant les choses sont imprévisibles.
Si j'étais égyptienne, je ne sais vraiment pas si je serais capable de faire un choix entre la lèpre et le choléra.


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pioquette



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MessagePosté le: Dim 27 Mai - 19:29 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Et bien c'est vraiment pas rassurant.

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sabaqueen



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MessagePosté le: Sam 2 Juin - 13:42 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

La condamnation du Président déchu :


http://fr.news.yahoo.com/egypte-verdict-attendu-lancien-président-hosni-mou…


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IloveCairo



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MessagePosté le: Ven 8 Juin - 07:11 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Une petite pensée en passant ! Bon courage !

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Yalabinette
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MessagePosté le: Sam 9 Juin - 09:42 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Merci IloveCairo et pensées amicales et....fréquentes bien que discrètes ! Ci dessous, la suite des évènements qui sont loin d'être terminés.


Et la suite ?
2 juin 2012 par Snony




Le calendrier était pourtant parfaitement préparé. Des élections présidentielles ouvertes, dont la campagne avait achevé de convaincre les égyptiens que, cette fois, rien n’était joué d’avance. Une commission électorale capable d’invalider aussi bien un Abou Ismaël, prêcheur salafiste, que le général Souleyman, à qui Moubarak avait confié le pouvoir à sa démission, le 11 février 2011. Un scrutin de premier tour qui s’était déroulé sans les violences habituelles des hommes de main du précédent régime (ou alors, discrètes). Quelques cas de fraudes tout de même : achats de votes, bulletins écartés, électeurs empêchés de voter dans certains bureaux de vote …
Mais des résultats serrés, malgré tout, pour les trois premiers candidats : Ahmed Chafiq, l’ancien premier ministre, dopé par une campagne des médias officiels pour le “retour à l’ordre” et par le soutien officiel (et néanmoins scandaleux) de l’Église copte. Le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsy, peu charismatique mais soutenu par toutes les organisations de la confrérie, qui a toutefois divisé par deux le score de l’organisation aux législatives. Et Hamdine Sabahy, un troisième homme qui a malheureusement mis du temps à apparaître, tant les partis et organisations progressistes ont eu du mal à se positionner et se rassembler. Hamdine a cependant révélé, comme l’analyse Pierre Puchot sur Médiapart, l’existence d’une véritable troisième voie en Égypte, démocrate et attachée aux idéaux de justice sociale de la révolution.
Le vent a commencé à tourner peu après la proclamation des résultats. Le 28 mai, les recours des différents candidats dont Sabahy venaient d’être déboutés, sans plus d’examen, par la commission électorale. Et quelques centaines d’égyptiens (photo ci-contre) “découvraient” semble-t-il la farce du deuxième tour : le choix entre un feloul et un confrériste… Les slogans étaient confus, sauf contre la perspective de Chafiq au pouvoir. Un jeune à qui je demande pourquoi il manifeste alors que des élections viennent d’avoir lieu, me répond “Chafiq est un feloul”. J’enchaîne, “oui, mais il ne l’est pas depuis hier, qu’as-tu fais pendant la campagne ?”… “j’étais chez moi, je faisais confiance à mon parti (il me sort sa carte du Wafd), mais les partis n’ont pas réussi à s’entendre”. Le fait est que les égyptiens ont voulu de toutes leurs forces croire au scénario du Scaf : une élection présidentielle présentée comme un aboutissement de la révolution, avec 13 candidats au choix. Des déclarations rassurantes sur leur départ du pouvoir dès la fin juin. Même s’il est évident que toutes les issues du vote étaient encadrées, jusqu’aux pouvoirs même de ce futur président qui ne sont toujours pas connus, faute de constitution. Jusqu’aux accords avec les Frères qui continuent de jouer un double jeu permanent en manipulant un discours “révolutionnaire” tout en passant des accords avec l’armée.
Le lendemain, mardi 29, un meeting improvisé rassemble, tard dans la nuit, des centaines
de personnes dans le hall du syndicat des journalistes. Une campagne est lancée, par des militants d’ONG, des jeunes des mouvements issus de la révolution pour boycotter le deuxième tour. “Boycottons… Non au pouvoir militaire et à ses élections”, annonce leur tract qui invite “à refuser le jeu burlesque de ce deuxième tour” fabriqué selon eux, par l’armée. Si les arguments, portant sur le déroulé et le contenu de la campagne des deux candidats retenus, sont convaincants, je sors de l’assemblée en me disant que le peuple égyptien sera sûrement loin de partager une telle position. Depuis deux jours, une autre campagne a été lancée sur le net pour aller voter, tout en inscrivant sur le bulletin “la révolution continue”, les militants des deux campagnes doivent se réunir sous peu pour trancher.
Aujourd’hui, les dernières naïvetés sont tombées. Le jugement de ce matin qui a condamné Mubarak et son sinistre ministre de l’intérieur Adly à 25 ans de prison, soulève déjà débat, notamment pour ceux qui attendaient la peine de mort, pas forcément par goût sanguinaire mais parce qu’ils sont persuadés qu’une nouvelle étape juridique les sortira du trou (doré) où ils sont pour l’instant. De plus, la relaxe des six principaux responsables de forces intérieures et de la police est une véritable injure à tous les jeunes qui sont morts sous leurs balles, ou sous leur torture, pour défendre la révolution. La “sécurité centrale” (al-marqazy), nouvelle forme de la “sécurité d’état” (amn al-dawla) n’a pas été restructurée malgré les demandes des députés de la nouvelle assemblée nationale. Elle va donc retrouver ses chefs, dont le tristement célèbre Ramzi, honni par tous les militants.
Tous les signes sont là pour confirmer – y compris à ceux qui ne
voulaient pas le savoir – la reprise en main totale  du pays par les tenants de l’ancien régime. Et c’est bien ce que la foule, très dense cet après-midi sur la place Tahrir, s’époumone à refuser  : “A bas le pouvoir militaire, à bas l’ancien régime !”, accusant le juge Refaat d’être la marionnette de l’armée. Les familles des martyrs sont au centre de la manifestation et les portraits ou les tombes réactivent le sentiment d’injustice. Peu de barbus cette fois, alors que ces derniers occupent les lieux depuis des mois. Ce sont les jeunes hommes et femmes de la révolution qui se sont retrouvés aujourd’hui.
Lorsque je pars à la nuit tombante, Hamdine Sabahy arrive sur la place, porté en triomphe par la foule. Il a annoncé il y a quelques jours son refus d’appeler à voter pour l’un ou pour l’autre des candidats en lice, et la création d’une nouvelle force, se proposant de rassembler l’archipel des mouvements et partis qui se sont constitués depuis la révolution. Une urgence politique pour l’Égypte qui de toutes façons, ne peut pas durablement être dirigée ni par un Frère, ni par un Moubarak-bis…. sauf à rétablir la loi d’urgence abolie avant-hier, et tout l’appareil répressif qui l’accompagnait. Mais même ainsi, Morsy ou Chafiq ne pourront pas inverser totalement l’histoire. Le fait qu’ils s’arrachent de façon hypocrite l’image de la révolution (sans aucune de ses exigences), dans leurs arguments de campagne, est une reconnaissance de la puissance du mouvement qu’elle représente encore.
Le plan B de Tantawi risque fort de devenir un naufrage. Mais ceux qui ont pris le risque de discréditer les solutions juridiques, pacifiques et politiques ont-ils bien réfléchi à la suite ?
 
 
 


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Asnia



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MessagePosté le: Jeu 21 Juin - 17:30 (2012)    Sujet du message: Actualités élections... Répondre en citant

Coucou Voici un article que j'ai trouvé sur internet (source RFI)... je réfléchissais à partir au caire prochainement mais en lisant cet article on réfléchis à deux fois...
Amis du caire quelle est la situation à l'heure actuelle? est ce la réalité ou est ce bien exagérer cf article"faire des réserves de nourritures (...) explosion de violence"?
savez vous pour quant est prévu le résultat de l'élection?
est ce le bon moment pour prévoir un séjour au caire?

une pensée pour les egyptiens.... et les expatriés Laughing

ARTICLE:
En Egypte, report de l'annonce du résultat de l'élection présidentielle
Les Egyptiens vont devoir encore attendre avant de connaître les résultats officiels de l'élection présidentielle. L'annonce de ces résultats devait être faite ce jeudi 21 juin 2012 mais elle a été repoussée sine die. La commission électorale explique qu'elle a besoin de plus de temps pour examiner les recours déposés par les camps des deux candidats en lice : Mohamed Morsi pour les Frères musulmans et Ahmed Chafik, ancien Premier ministre d'Hosni Moubarak. Tous deux revendiquent la victoire.
our les partisans de Mohamed Morsi, ce report des résultats laisse penser que l’armée prépare un « nouveau complot ». Sous-entendu, après la dissolution de l’Assemblée et la réduction des pouvoirs du futur président, l’armée prépare un coup de force violent pour faire gagner le général Chafiq.

Du coté de ce dernier, les Frères musulmans veulent couper le chemin à toute victoire du général Chafik. Morsi a commencé par annoncer sa victoire alors que moins de la moitié des bulletins avait été dépouillés. Les islamistes préparent un coup de force sanglant si leur candidat perd.

Les rumeurs vont bon train dans les deux camps. Mercredi, SMS, Facebook et Twitter annonçaient un couvre feu pour 20 heures ce jeudi 21 juin. On conseillait de faire le plein d’essence et de faire des réserves de nourriture et surtout d’eau.

Même si les Egyptiens n’ont pas encore cédé à la panique, ils commencent à sérieusement s’inquiéter. D’abord des éventuelles pénuries qui font déjà partie du quotidien, ensuite d’une éventuelle explosion de violence dans un pays coupé en deux par les élections présidentielles.

FÉBRILITÉ AU CAIRE

En attendant les résultats officiels, les spéculations vont bon train. Mercredi, une organisation de juges réformistes a donné ses propres chiffres : 13 millions de voix pour Mohamed Morsi et 12 millions pour Ahmed Chafik. Ce serait donc, selon cette organisation, le candidat islamiste qui l’emporterait.

Les deux camps ont déjà revendiqué la victoire, dans un climat assez tendu. Les Frères musulmans sont descendus massivement dans la rue pour soutenir leur leader mais aussi pour dire à l’armée qu’ils n’accepteront pas de voir le nouveau président avec des pouvoirs réduits puisque l’armée a pris un décret en ce sens.

Les Egyptiens eux, attendent dans l’incertitude. Ils ne veulent pas de troubles et souhaitent que le futur président réponde à leurs préoccupations quotidiennes. Une certaine fébrilité règne donc au Caire tandis que l’ancien raïs est entre la vie et la mort après une attaque cérébrale. Il a été transféré mardi soir de sa prison à un hôpital militaire dans l’indifférence quasi générale des Egyptiens qui attendent le nom de son successeur pour pouvoir enfin tourner la page de l’ère Moubarak.
Source: RFI




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Yalabinette
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MessagePosté le: Jeu 21 Juin - 20:18 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Ah la la, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas en Egypte ! Les résultats des élections auront lieu dimanche et je parierais, comme le précise l'article, que le candidat Chafiq sera le nouveau président car effectivement, j'ai le sentiment que l'armée prépare le terrain et les menaces des frères musulmans semblent me conforter dans cette idée. Mais ce sont des menaces, iront-ils jusqu'à se battre contre une armée ????  Il y aura certainement du remue ménage mais je ne suis pas sure que cela provoque un bain de sang car ils ne seront pas forcément suivis par le reste de la population. Mais .....on ne sait jamais !
De là à faire des réserves de nourriture, je pense que c'est exagéré tout comme la pénurie dont souffriraient les égyptiens. Il y a quelques temps, il était difficile de trouver de l'essence mais tout est rentré dans l'ordre. Il est clair que l'armée ne souhaite pas une égypte présidée par des islamistes, tout comme un grand nombre d'égyptiens d'ailleurs.
Théoriquement, en l'absence de constitution et de parlement, le président élu n'aura pas grand chose à gouverner. Des élections seront sans doute prévues dans quelques mois, y compris une autre présidentielle. Mais bon, il peut y avoir encore d'autres rebondissements.

Des pensionnaires ont pris un taxi aujourd'hui et le chauffeur était le fils d'un officier travaillant dans l'hôpital où se trouve Moubarak. Selon lui, l'ex président est loin de reposer en paix....quand j'ai appris sa pseudo mort, alors que des milliers de personnes râlaient sur la place, j'ai tout de suite pensé que cette annonce était une diversion, peut-être avais-je raison, mais rien n'est sur !

Pour les danseuses qui souhaitent se rendre au festival AWS ou d'autres prévus en juillet, il serait dommage d'annuler le séjour car les manifestations se déroulent toujours sur la place Tahrir et non vers les pyramides. attendons dimanche !


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Asnia



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MessagePosté le: Sam 23 Juin - 14:27 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

Petit pensée pour les egyptiens en attendant dimanche le résultat de l'élection....

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tamara



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MessagePosté le: Dim 24 Juin - 20:55 (2012)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire Répondre en citant

le président élue est un frère musulman  Neutral bon courage au égyptienne et surtout pour celle qui danse Crying or Very sad

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:42 (2017)    Sujet du message: Les événements en Egypte...au Caire

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