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Cabaret rouge
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Yalabinette
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MessagePosté le: Dim 10 Juil - 23:03 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant





Salomea Kamar, pour commencer, est-ce un pseudonyme ? Si oui pourquoi en avoir pris un ? 
Oui, c'est un pseudonyme, que j'ai pris pour plusieurs raisons. D'abord par discrétion, tout simplement car je ne tenais pas à afficher ma véritable identité, et en particulier dans le milieu de la danse où je ne souhaitais pas voir le roman associé à 'telle' danseuse. Je voulais que les lecteurs, et en particulier mes lectrices, gardent une certaine neutralité face à ce livre. Enfin je ne souhaitais pas que mon vrai nom apparaisse étant donné ce que j'y raconte, par rapport au pays. Des journalistes se sont fait expulser d'Égypte car ce qu'ils racontaient n'étaient pas conforme à ce que les gens devaient savoir du pays, et je tiens à ma liberté !
 
Tu es à la fois danseuse orientale et romancière. A priori c'est assez surprenant. Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ? 
Contrairement à ce qu'on peut penser, la danse et l'écriture sont liés. Ce sont deux univers infinis de création et d'expression. Être danseuse orientale et passionnée de littérature peut surprendre à première vue, d'abord parce-que beaucoup s'imaginent que les danseuses orientales sont des filles qui font ça car elles n'ont rien dans la tête ou qu'elles ne savent rien faire d'autre. Ça reste un préjugé. Il faut une grande sensibilité artistique et une certaine culture pour pratiquer pleinement cette danse. J'ai toujours été passionnée par l'art sous toutes ses formes. Petite je voulais faire écrivain et photographe. J'ai toujours beaucoup écrit, des nouvelles, de la poésie, mais j'ai également fait de la peinture et de la musique pendant plusieurs années (violoncelle et guitare). C'est au terme de mes cinq années d'études de lettres modernes à la fac que j'ai découvert la danse orientale, et j'ai immédiatement eu un coup de cœur pour la musique orientale et pour l'Orient en général.
 
Est-ce plus compliqué d'être écrivain ou danseuse orientale ? 
Ni l'un ni l'autre ! Ce sont deux mondes impitoyables, comme tous les milieux artistiques. On se met à nu, on est livré à une certaine vulnérabilité, exposé à la critique plus que dans n'importe quelle profession. Mais ce sont des passions et le plaisir prime sur tout le reste.


Quelles sont tes sources d'inspiration, pour ta danse comme pour ton écriture ? 
Pour la danse, avant tout c'est la musique, évidemment. Pour l'écriture, écouter les gens, les observer. Dans les deux cas, c'est la vie elle-même, mes émotions, mon vécu, qui alimentent ma créativité. Ce qui m'inspire au quotidien c'est de vivre ici, en Égypte. La ville du Caire, son ambiance, ses gens, la musique qu'on entend partout, tout le temps, dans la rue, dans les taxis, les restaurants, à la télé.


Qu'est-ce qui t'a amené à écrire ce livre ? Pourquoi l'avoir écrit ?
On me pose souvent cette question. Quand j'ai débarqué au Caire je savais que j'aurais beaucoup de temps libre et je voulais me consacrer plus encore à l'écriture. Le pays m'inspirait et j'ai commencé à prendre des notes dès mon arrivée. Au fil des mois, j'ai accumulé de nombreuses informations et d'anecdotes sur le milieu de la danse orientale. Des choses que peu de monde sait, des choses cachées, secrètes. Plus le temps passait et plus je me disais qu'il fallait vraiment écrire quelque chose à ce sujet. Je ne voulais pas faire un témoignage en mon nom donc j'ai décidé de raconter ce qui se passe dans ce milieu par le biais de la fiction et je me suis lancée naturellement dans l'écriture de ce premier roman. Les raisons sont donc simplement la passion et tout l'intérêt que je porte à ce thème. De plus aucun roman n'abordait ce sujet. J'ai trouvé utile, intéressant et instructif de révéler au grand jour les coulisses de cet univers méconnu.
 
Cabaret Rouge est un roman auto-édité, est-ce un choix délibéré de ta part ?
Non, un choix par défaut ! Envoyer des manuscrits aux maisons d'édition revient très cher (impression papier, envoi par la poste), et depuis l'Égypte la tâche se révélait vraiment coûteuse et compliquée. Malheureusement l'écrasante majorité des maisons d'édition n'acceptent pas de recevoir un document par mail, ce qui en passant est bien triste pour l'écologie au vue des milliers de manuscrits qui sont envoyés chaque année par les auteurs, alors que les technologies actuelles permettraient de faire les choses plus simplement. Ça évoluera peut-être.
Le système d'auto-édition par internet est quant à lui d'une simplicité déconcertante et donc très tentant, même si il est moins glorieux que la publication chez un grand nom de l'édition. Je la recommande à tous les auteurs qui se sont heurtés aux refus des éditeurs. Beaucoup de gens confondent l'édition à compte d'auteur et l'auto-édition. En auto-édition, on ne paye rien et on reste libre de ses droits d'auteur. Il n'y a pas de honte à s'auto-éditer. C'est un grand sentiment de liberté. On fait soi-même sa mise en page, sa propre couverture, c'est très gratifiant et c'est une belle expérience que je n'hésiterais pas à renouveler. Le seul défaut reste la distribution. Le livre n'est pas disponible en librairie et donc sa visibilité reste minime. Tout fonctionne par le bouche à oreille.
 
Combien de temps as-tu mis pour l'écrire ?
Comme je l'ai déjà dit, j'ai mûri le projet dès mon arrivée en Égypte. Pendant presque une année, j'ai observé, j'ai pris des notes, j'ai réfléchi à la façon dont je pourrais raconter tout ce que j'ai appris sur le milieu de la danse orientale au Caire. Puis je me suis lancée dans l'écriture proprement dite. Pendant deux mois j'ai écrit tous les jours, non-stop, une dizaine d'heures par jour. Je me suis mise à la place des personnages, dans l'ambiance du livre. Plus rien d'autre n'avait d'importance. Ensuite j'ai lu et relu le texte jusqu'à ce qu'il me semble agréable à lire. Cette étape m'a également pris plusieurs mois.


Comment as-tu récolté les informations pour l'écrire ?
J'ai beaucoup discuté, tout d'abord avec les danseuses elles-mêmes. Les étrangères, expatriées au Caire pour vivre leur passion, et les égyptiennes. J'ai aussi posé des questions à des managers, à des musiciens. Tous ces gens regorgent d'anecdotes et d'histoires. Je raconte également certaines choses que j'ai vécues et que j'ai ressenties moi-même en tant que danseuse.
 
D'ailleurs en tant que lecteur, on peut se demander quelle est la part autobiographique dans Cabaret Rouge ? Tes personnages sont-ils inspirés de personnes réelles que tu as rencontrées ?
J'ai écrit ce livre après avoir recueilli de nombreux récits de personnes que j'ai rencontré et qui font partie du milieu de la danse orientale au Caire. Tout ce que je raconte a été vécu, chaque épisode, chaque destinée est bien réelle, la moindre anecdote est tirée de la réalité. J'y ai bien sûr raconté de nombreuses choses que j'ai moi même vécues, donc il y a sans conteste une part autobiographique. Je me suis longtemps demandé comment j'allais pouvoir raconter tout ça car je ne voulais pas donner le point de vue unique de l'étrangère qui débarque en parlant au 'je'. J'ai donc choisi d'alterner quatre histoires de quatre danseuses au vécu bien différent pour multiplier les points de vue. Mais il ne faut chercher à reconnaître personne. Chacun de mes personnages est créé à partir d'une multitude de personnages réels. Ce sont tout à la fois des mosaïques et des figures emblématiques.
 
Cabaret Rouge est-il est roman destiné aux danseuses orientales ?
Oui, évidemment, car le sujet les touche directement, mais pas seulement. N'importe qu'elle femme peut se retrouver dans les histoires que je raconte, qu'elle soit danseuse ou non. Et curieusement, j'ai de très bons retours de la part de lecteurs masculins. Être danseuse n'est donc pas nécessaire du tout pour comprendre et apprécier la lecture de Cabaret Rouge. N'importe qui doué d'un minimum d'empathie peut se mettre à la place de chacune de mes héroïnes, et c'est un des rôles majeurs de la littérature que de pousser le lecteur à se mettre à la place de l'autre, d'observer la vie d'un point de vue différent, de se décentrer.
 
Qu'est-ce que tu souhaiterais que les gens sachent à propos de la danse orientale ?
Que la danse orientale nécessite du raffinement, de la subtilité, une culture, une intelligence musicale. Beaucoup de gens s'imaginent que c'est quelque chose de facile, dans le sens vulgaire du terme, comme s'il suffisait de remuer ses fesses et ses seins sur de la musique. La danse orientale, ce n'est pas seulement un corps qui remue. Derrière la façade d'« entertainment », c'est une danse viscérale, qui vient de l'intérieur, des émotions. Je suis persuadée que pour être une bonne danseuse orientale, comme un bon poète, il faut avoir aussi souffert, vécu des choses difficiles qui font qu'une certaine sensibilité, une force d'émotion nous habitent.


Comme tu le racontes dans Cabaret Rouge, la condition des danseuses en Égypte est de plus en plus difficile à vivre. Pourquoi alors être venue vivre au Caire et y rester malgré ça ?
Parce-que j'aime l'Égypte plus que tout ! Ce pays me fait vibrer, me donne envie de vivre ! C'est une ville étonnante, magique, attachante, même si elle est, à de nombreux égards, déconcertante. Et puis c'est le berceau de la danse orientale, il y a ce patrimoine à sauver. Il faut se battre pour un jour peut-être espérer y danser librement. Même si les occidentales et les asiatiques ont repris le flambeau à leur manière, il ne faut pas laisser tomber. C'est désolant de voir que les danseuses vivent dans la honte et la clandestinité, que leur image est associée à la figure de la prostituée, de la femme légère. Alors évidemment Cabaret Rouge donne une vision critique et négative, mais c'est le rôle de la littérature de déranger, de faire ouvrir les yeux sur des sujets délicats pour mieux avancer.
 
Dans ce cas, est-ce qu'on peut dire que Cabaret Rouge est un peu un roman féministe ?
Non, je n'irai pas jusque là. Mais dans le bon sens du terme, il l'est un peu, oui. Je le conçois justement comme un plaidoyer en faveur de ces femmes qui dansent et qui ne sont pas reconnues pour ce qu'elles font. Mes héroïnes sont toutes positives, mais il y a aussi des hommes positifs dans le roman, tous ne sont pas des ordures ! Je voulais écrire un livre 'pro-danseuses' dans un pays où elles sont très mal considérées. Elles ne méritent pas ça.
 
Sans révéler l'histoire du roman, peux-tu nous expliquer pourquoi tes quatre personnages féminins ont chacune un destin tragique ? Du fait des femmes impliquées avec leurs différences marquées, et donc leurs rapports à la danse également différents, on aurait pu espérer que l'une des visions ou l'un des destins soit décalé...mais peut être que cette vision n'aurait pas du tout été réaliste ? C'est la question que quelqu'un qui ne vit pas dans le pays va se poser.
Le fait que les différents destins de ces femmes soient liés par la danse et une issue défavorable est ce qui donne une cohérence au roman. Connaissant la situation actuelle des danseuses au Caire, je ne vois pas pourquoi ni comment l'une d'entre elles aurait pu s'en sortir mieux que les autres. Je souhaitais rester fidèle à la triste réalité qui gouverne ce milieu actuellement et je ne pouvais donc pas terminer ces récits par un happy-end.
 
N'as-tu pas peur qu'on te reproche de donner une image dégradée de la danseuse orientale, une image négative de ce milieu ? Ce roman risque de faire polémique dans la communauté des danseuses orientales.
Avant même de commencer l'écriture du roman, je savais déjà quelles formes de critiques il allait susciter. Je n'ai jamais eu la prétention de décrire le milieu de la danse orientale en général. J'ai voulu décrire le milieu de la danse orientale en Égypte, et plus spécifiquement le milieu du cabaret, qui est bien particulier. C'est un monde à part. J'ai juste voulu raconter ce que j'ai découvert sur ce monde là. Peu de gens peuvent affirmer savoir exactement comment les choses se passent en réalité. Il ne suffit pas de se rendre dans un festival de danse au Caire pour comprendre comment fonctionne le monde de la danse orientale en Égypte. Le milieu de la danse orientale en Occident et en France notamment est très différent, il ne doit pas y avoir d'amalgame. La société n'est pas la même, le regard que les gens portent aux danseuses est différent, elles ont un statut différent.
On m'a parfois reproché de régler mes comptes avec le milieu, d'avoir de la rancœur. Ce qui est visé et critiqué c'est le système dans sa globalité et l'attitude des hommes qui régissent le milieu de la danse, avec leur soif d'argent, de pouvoir, de domination, pas les danseuses ni le pays !
Raconter l'histoire d'une danseuse orientale version mille et une nuits, avec final à l'eau de rose, ça ne m'intéressait pas et surtout ça n'aurait pas correspondu à la réalité actuelle égyptienne. Ce qui m'intéressait c'était la face cachée, ce que justement personne du milieu n'ose raconter car ce n'est pas glorieux, car ça ne correspond pas au rêve de la danseuse qui fait carrière au Caire. La réalité est bien plus cruelle. Je ne voulais pas l'édulcorer sous prétexte de faire quelque chose de joli et de plus digeste. Je n'ai jamais voulu dégouter personne de ce milieu, ni même casser le mythe. La danse orientale doit continuer à faire rêver, et l'Égypte avec. Je garde l'espoir que les choses évoluent.
Cabaret Rouge dénonce beaucoup de choses cachées qui peuvent mettre mal à l'aise et choquer, mais je ne l'ai pas publié dans un but polémique. C'est un outil intéressant pour comprendre en partie pourquoi la société égyptienne a explosé. Il y a une prise de risque dans le fait de raconter ce genre de choses, mais pour moi c'est ce qui fait l'intérêt de ce livre, c'est justement ce qui m'a donné envie de l'écrire.
 
J'ai une dernière question: as-tu un ou plusieurs autres projets d'écriture ?  Si oui, l'histoire se déroulera-elle en Égypte ? Dans le milieu de la danse ?
J'ai plein d'idées, mais avant qu'elles ne deviennent des projets aboutis, il y a beaucoup de chemin ! Je viens tout juste de commencer l'écriture d'un second roman, après des mois de réflexion et de prise de notes. L'histoire se déroulera au Caire, encore une fois. Je ne peux pas me priver d'exploiter une telle source d'inspiration. En revanche, je vais m'éloigner du milieu de la danse cette-fois ci car j'ai besoin de passer à autre chose pour l'instant. Je vais également prendre plus mon temps pour l'écriture de celui-ci. J'avais écrit Cabaret Rouge avec une sorte de sentiment d'urgence, comme s'il fallait vite et à tout prix révéler ces histoires.
Enfin, Cabaret Rouge était un roman d'avant la révolution, le prochain sera clairement un roman post-révolution. Je pense qu'il y a un avant et un après, il y a eu une scission, le monde n'a peut-être pas beaucoup changé pour le moment mais il s'est incontestablement passé quelque chose dans l'esprit des gens, quelque chose de fondamental.
 


http://www.lulu.com/product/couverture-souple/cabaret-rouge/16120403  
  

  
  


Dernière édition par Yalabinette le Sam 16 Juil - 10:07 (2011); édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 10 Juil - 23:03 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Bellydeluxe



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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 13:36 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

Merci pour cet entretien.
C'est intéressant de lire le point de vue de l'auteur.

J'ai lu le roman et n'ai pas été transportée...Même si c'est censé être une fiction, j'ai trouvé bcp d'amertume et de critiques incessantes qui n'apportaient rien à l'intrigue...il y a bcp de longueurs même si de tps en tps certaines remarques sont pertinentes.

De plus, il y a aussi des lourdeurs dans le style et des fautes d'orthographe ou de concordance de temps qui sont sans doute dûes à l'absence d'une relecture comme ça se pratique en maison d'édition.


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SamarRaqs



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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 14:07 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

interessant, ça donne envie de lire  Okay

Raconter l'histoire d'une danseuse orientale version mille et une nuits, avec final à l'eau de rose, ça ne m'intéressait pas et surtout ça n'aurait pas correspondu à la réalité actuelle égyptienne. Ce qui m'intéressait c'était la face cachée, ce que justement personne du milieu n'ose raconter car ce n'est pas glorieux, car ça ne correspond pas au rêve de la danseuse qui fait carrière au Caire. La réalité est bien plus cruelle. Je ne voulais pas l'édulcorer sous prétexte de faire quelque chose de joli et de plus digeste. Je n'ai jamais voulu dégouter personne de ce milieu, ni même casser le mythe. La danse orientale doit continuer à faire rêver, et l'Égypte avec. Je garde l'espoir que les choses évoluent.
Cabaret Rouge dénonce beaucoup de choses cachées qui peuvent mettre mal à l'aise et choquer, mais je ne l'ai pas publié dans un but polémique. C'est un outil intéressant pour comprendre en partie pourquoi la société égyptienne a explosé. Il y a une prise de risque dans le fait de raconter ce genre de choses, mais pour moi c'est ce qui fait l'intérêt de ce livre, c'est justement ce qui m'a donné envie de l'écrire.


merci de devoiler cette phase cachée Embarassed  ,  ça me rappelle  ds les forums  toutes les danseuses orientales reclament  etre bien payées, et ça c'est un autre sujet
merci 


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Sophinette



Inscrit le: 18 Oct 2010
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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 15:05 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

Merci pour cet interview. Je viens de commander le livre et j'en ferai de la pub. A bientôt pour donner mon avis sur ce roman.

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Sorayadanse



Inscrit le: 12 Juil 2011
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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 15:36 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

Très intéressant!  Je ne suis pas d'accord avec les propos suivants: "J'ai lu le roman et n'ai pas été transportée...Même si c'est censé être une fiction, j'ai trouvé bcp d'amertume et de critiques incessantes qui n'apportaient rien à l'intrigue...il y a bcp de longueurs même si de tps en tps certaines remarques sont pertinentes.

De plus, il y a aussi des lourdeurs dans le style et des fautes d'orthographe ou de concordance de temps qui sont sans doute dûes à l'absence d'une relecture comme ça se pratique en maison d'édition."

Moi, j'ai été transporté.  J'étais bien capable de m'imaginer dans la peau de chaque personnage.  Je ressentais chaque situation, chaque anecdote comme si je la vivais moi-même. J'ai longtemps dansé et j'ai souvent dénoncé ce genre de situation même dans mon pays qui est probablement l'un des plus ouverts de la planète.  Je me suis battue ici pour faire comprendre aux gens ce qu'était cet art de la danse orientale.  Puis je me suis battue aussi contre le milieu de la danse orientale à cause de cette compétition malsaine qui gravite autour des danseuses.  À la place de me comprendre, les danseuses étaient encore plus heureuses de me tasser dans un coin.  On ne s'en sortira jamais!  Enfin...  je ne sais pas, j'ai peu d'espoir maintenant.  C'est pourquoi j'ai quitté ce milieu. 

Pour ce qui est des fautes d'orthographe et de concordance de temps, je les ai aussi rencontré.  Mais ça ne m'a pas empêcher d'apprécier la lecture de ce roman.  Il n'en est tout de même pas bourré.  On en rencontre à l'occasion mais ça ne change rien au fond de l'histoire.  J'ai souvent remarqué sur les forums de discussions les mêmes erreurs, surtout en ce qui concerne le conditionnel présent et le futur simple.

Merci Salomea Kamar pour cet excellent roman!  J'ai bien hâte de lire le suivant.
_________________
J'ai pratiqué et enseigné la danse orientale pendant 16 ans. Je me suis retirée depuis quelques temps.


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Yalabinette
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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 15:57 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

Je trouve que pour un premier roman, Saloméa s'est vraiment bien débrouillée. @bellydeluxe je ne sais pas où tu as trouvé beaucoup d'amertume et quelles sont les critiques incessantes auxquelles tu fais allusion ? On a le droit de ne pas aimer certes, mais j'ai été étonnée de constater qu'à peine commencé le livre, tu le descendais déjà tout comme tu as cassé Maya Sarsa sur Adila après avoir vu une vidéo, au passage, tu égratignais aussi mon resto tout comme tu casses Fifi Abdu, As tu un problème avec l'égypte, les égyptiens et ceux qui viennent y vivre ? Mais là, je sors du sujet

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Bellydeluxe



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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 16:44 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

Je suis partie du principe que c'était un roman et pour moi il doit y avoir une accroche...ici le roman démarre lentement et je n'y trouvais que des critiques sur les danseuses non égyptiennes et toutes les magouilles pour pouvoir danser dans des lieux...En tant que lectrice (et pas seulement pratiquante de la DO) j'ai trouvé que ce roman n'était pas de la grande littérature. C'est mon point de vue. Je m'attendais à quelque chose de plus "elaboré" avec une intrigue un peu plus fine, c'est tout. Certains n'aiment pas les épinards, moi j'adore...je ne vois pas où est le problème.

Quant à Fifi Abdou, je l'adore et la vénère en tant que danseuse mais je dois dire que lorsque j'ai suivi ses stages il y a qq années en GB, j'ai été carrément déçue car je ne pensais pas qu'elle serait une aussi mauvaise pédagogue. ca n'enlève en rien de son talent d'artiste mais je trouve que c'est inadmissible de la faire enseigner à des prix de folie et c'est mon point de vue.

Quant à Maya Sarsa, je ne vois pas de quelle vidéo tu parles et il en est de même pour le resto auquel tu fais allusion. Es-tu sûre de t'adresser à la bonne personne ?

je suis allée 6 fois en Egypte, j'ai des amis égyptiens en Egypte et en Europe et excuse-moi si je t'ai blessée mais sur un forum, je pense qu'on a le droit de dire qu'on n'aime pas qq chose ou qq'un. Je ne suis pas insultante envers l'Egypte et les Egyptiens mais si mes propos t'insupportent alors je peux me désinscrire Okay


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Yalabinette
Administrateur


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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 17:42 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

Je ne suis pas blessée, tu m'as juste agacée par tes propos négatifs voire méchants comme la phrase suivante sur Maya "jamais entendu parlé d'elle...La photo en jaune est vraiment kitch...je sais où elle va finir" Inutile de dire que depuis, je ne t'aime pas mais je retire la remarque sur le resto, ce n'était pas toi.
Fifi Abdu, comme beaucoup d'égyptiennes ne savent pas enseigner, il faut l'imiter et que diable au niveau du prix, ne vaut-il pas mieux s'accrocher à un cours par imitation avec la reine du baladi qu'à des cours de festivals, qui coûtent quand même très chers avec une centaine de participantes mais revenons-en à nos moutons, j'ai beaucoup aimé Cabaret rouge


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Bellydeluxe



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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 18:09 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

alors pour finir sur Maya, tu as mal interprété mes propos...je collectionne les photos kitch des danseuses dans une pièce de mon appart et cette photo a rejoint les autres sur le mur tout simplement...pour moi, ce n'est pas du tout une remarque négative donc donc mm si tu ne m'aimes pas, je tiens à te dire que s'énerver pour si peu, c'est vraiment dommage !

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Chimo42



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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 18:28 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

Je ne vois pas où est la critique des étrangères : une seule étrangère est critiquée pour sa danse (Oksana, personnage secondaire). Il n'est quasiment pas question de la danse de Diane la française (mis à part lors de la seule soirée où elle danse, et elle n'est pas critiquée). Quant à Liza l'américaine, elle est au contraire présentée comme une bonne danseuse (voir la soirée où elle danse l'alexandrie puis sur Taht el shibbak et récolte les faveurs du public).   
D'autre part ne faut pas confondre critique (jugement de valeur) et constatation d'un aspect négatif de la réalité (par exemple pour le cas de la présentation des russes à Sharm el Sheik qui doivent coucher pour danser).  


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Sorayadanse



Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 6
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département: 32 767
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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 19:41 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

" D'autre part ne faut pas confondre critique (jugement de valeur) et constatation d'un aspect négatif de la réalité "  Tout à fait vrai!!!
_________________
J'ai pratiqué et enseigné la danse orientale pendant 16 ans. Je me suis retirée depuis quelques temps.


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mayasarsa



Inscrit le: 30 Mai 2010
Messages: 233
Localisation: Le caire-toulouse
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MessagePosté le: Mer 13 Juil - 14:56 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

Super interview, merci Salomea, tu veux pas venir t'inscrire sur le forum Okay moi j'ai encore des questions Mr. Green

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Kiya



Inscrit le: 17 Juil 2010
Messages: 14
Localisation: Villeneuve-sur-Lot
département: 47
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MessagePosté le: Mer 13 Juil - 17:48 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

Superbe interview ! Merci au forum et à Salomea également.
Moi c'est justement aprés la remarque de Bellydeluxe concernat les absences de relecture que ça m'a donné encore plus envie de le commander, surtout dans ce monde surfait dans lequel on vit ou tout sent tellement le marketing, que là pour le coup de l'authenticité va me faire le plus grand bien ! J'ai hate de le recevoir !
_________________
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Yalabinette
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MessagePosté le: Mer 13 Juil - 18:48 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

Okay

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IloveCairo



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MessagePosté le: Mer 13 Juil - 19:03 (2011)    Sujet du message: Cabaret rouge Répondre en citant

Merci beaucoup Yalabinette Tu nous gates !!! Okay

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:46 (2017)    Sujet du message: Cabaret rouge

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